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Puaud, David

par Chrystèle Guilloteau - publié le

 

mail : puauddavid chez yahoo.fr

David Puaud, chercheur postdoctoral, formateur-chercheur à l’IRTS Poitou-Charentes, éducateur spécialisé

puauddavid chez yahoo.fr

CV

Titulaire d’un doctorat d’anthropologie sociale et d’ethnologie portant sur l’analyse des enjeux symboliques liés à l’explication d’un crime par la biographie psychosociale d’un individu marginal lors d’un procès d’assises, David Puaud poursuit actuellement ses activités de recherches autour de la question de la gestion des marges à partir de deux terrains d’enquête ethnographique, au sein de quartiers populaires français autour d’un projet de recherche-action intitulé : « Jeunes en voie de radicalisation : mythe, réalité et prévention éducative et sociale », en France autour de l’accueil des mineurs isolés étrangers (en collaboration avec Migrinter « UMR 7301 CNRS/ Université de Poitiers »).

SITUATION ACTUELLE

Docteur en anthropologie sociale, École des Hautes Études en Sciences Sociales
Qualifié aux fonctions de Maître de Conférences par la section 19 du CNU (2015)
Qualifié aux fonctions de Maître de Conférences par la section 20 du CNU (2016)
Chercheur associé (IIAC-LAUM, CNRS/EHESS)
Secrétaire du bureau de l’Association Française des Anthropologues (AFA)
Membre du comité de rédaction du Journal des Anthropologues

THÈSE

« Anthropologie d’un procès. Crime, marginalité et travail social », dir. Michel Agier., soutenu en juillet 2014 à l’EHESS.

Cette thèse s’appuie sur une enquête de « participation observante » menée au sein d’un service social de prévention spécialisée. Du 16 au 25 mars 2010 eut lieu à Tours (France), le procès en cour d’assises de Jean Ouvrard et Julien Lidy. Ils comparaissaient avec cinq autres personnes pour le meurtre avec acte de barbarie de Michel Firmin qui avait eu lieu en 2007. Durant ce procès, je témoignai du suivi éducatif que j’avais mené avec J. Ouvrard dans le cadre de ma fonction d’éducateur de rue. L’hypothèse qui y fut défendue fut, notamment, que le meurtre s’expliquait par les « traits de personnalité pathogènes » du principal accusé, J. Ouvrard. En l’absence de mobile, des extraits de sa biographie psychosociale servirent de support à l’analyse des « raisons du crime ». En ce sens, il y fut « expliqué » une histoire dans laquelle manquait la dimension historique.

Dans la première partie du travail, je réalise l’ethnographie du procès d’assises.

Dans la deuxième partie, à partir de cette situation, je « déplie » dans le temps et l’espace certaines données issues des débats oraux du procès en analysant différents détours. L’étude des transformations du quartier populaire où résidait J. Ouvrard met en évidence que la déstructuration du tissu ouvrier local a entraîné la stigmatisation identitaire des habitants de Châteauneuf. Les familles en situation de marginalité avancée font l’objet de multiples suivis sociaux et judiciaires. Le suivi du déroulement de ces « prises en charge » auprès de la famille Ouvrard, durant treize années, me permet d’appréhender anthropologiquement des éléments contextuels qui ont conduit ce jeune adulte au désastre, mais, au-delà de toutes réifications identitaires, l’attention aux processus socio-anthropologiques favorise également l’observation des tentatives de subjectivation de J. Ouvrard face aux dispositifs sociaux et/ou judiciaires.

L’ensemble de ces « détours » permet de mieux revenir, dans la troisième partie du travail, sur les enjeux symboliques liés au dispositif du procès d’assises de J. Ouvrard. L’analyse de la « trame discursive » déployée par les acteurs de la scène judiciaire met en évidence l’agencement d’un « continuum médico-socio- judiciaire » visant à expliquer le meurtre par le « potentiel morbide » de J. Ouvrard. Les traits de personnalité mis en exergue pour expliquer le crime sont notamment liés à la perception négative d’une partie de la jeunesse issue des quartiers populaires français. Ces représentations se retrouvent être relayées par le biais d’un dispositif médiatique dans la société. L’hypothèse du travail est donc d’appréhender ce procès en cour d’assises comme un lieu où se manifestent des vérités identitaires performées à travers la description du « monstre humain », Ouvrard.

Mots clés : Procès d’assises, quartier populaire, marginalité, travail social, dispositif, lieu de vérité.

PUBLICATIONS

Ouvrages et chapitres d’ouvrages

2018 : Monstre humain ? Un anthropologue face à un crime sans mobile, éditions La Découverte.

2018 : Le spectre du radical islamiste, éditions EHESP.

2016 : « Les représentations institutionnelles autour d’une bande de jeunes mis à l’épreuve du terrain » dans Manuel Boucher, Jeunesse de rue. Pratiques, représentations et réaction sociales, L’Harmattan, 2nd semestre, p. 85-100.
2013 : Le travail social ou l’Art de l’ordinaire, Éditions Fabert (France), mars, Paris, 59p.

2012, Le travail social ou l’Art de l’ordinaire. Editions Yapaka (Belgique), collection Temps d’arrêt : transformation du travail social, juin, Bruxelles. Distribué à 11000 exemplaires gratuitement dans les institutions sanitaires et sociales en Belgique.

Articles scientifiques

2018  : « L’empathie méthodologique, une position éthique du chercheur face à des migrants en situation précaire, Revista internacional de estudios migratorios (RIEM), Almeria, septembre.

2017  : « Biopolitique du travail social », Multitudes n°67, coordination de la mineure : « Le travail social au tournant, juillet-août.

2016  : « Le spectre du jeune radical islamiste »,Journal des anthropologues  : Le fait religieux : sujets et objets dans un monde globalisé, Paris, second semestre.

2016  : « Des ondes radioélectriques », Volume  ! : La scène punk en France (1976-2016). La revue des musiques populaires, Paris, vol. 13-1, second semestre, p. 173-178.

2016 : « Approche situationnelle et participation-observante en anthropologie », Revue scientifique électronique e-migrinter : L’ajustement méthodologique comme fabrique critique du savoir dans les études migratoires, n°14, Décembre. URL : e-migrinter.revues.org

2014 : « La gestion de la racaille. Éléments de compréhensions d’un acte criminel dans un quartier populaire français », Revue Diálogos Possíveis, Faculdade Social da Bahia (Brésil), pp. 60-77.

2012  : « Brève histoire d’une floraison industrielle », Variations [en ligne], n°17, octobre, 16p.

2012 : « L’empathie méthodologique en travail social », Pensée Plurielle, « Recherche et travail social : critique des outils et critiques des fondements, n° 30-31, septembre, pp. 97-110.

2012 : « L’art de l’ordinaire dans le travail social », Multitudes [en ligne], octobre, 5p.

2011 : « Les usages du savoir anthropologique en travail social », Journal des Anthropologues n° 126-127, « Formations et devenirs anthropologiques », second semestre, pp. 165-184.

2011  : « Alter-égo pouvoir », Revue Chimères : « hybrides, trans-humains, post-humain », n°75, pp. 209-218.

Colloques / journées d’études 

2016  : « L’émergence du mouvement punk sur les ondes radiophoniques françaises (1976-1980) », 40 ans de punks en France. La scène punk en France (1976-2016), colloque international et interdisciplinaire soutenu par le programme intelligence des patrimoines du CESR, THALIM et l’ANR (colloque patronné par le Ministère de la culture), Paris, novembre, Cité de la musique – Philharmonie de Paris.

2016  : « Ondes radioélectriques : esquisses anthropologiques d’émissions radiophoniques punk en France, Journée d’étude PIND : une histoire de la scène punk en France (1976-2016) organisée par le CESR (U. François Rabelais/CNRS/MCC) et THALIM (CNRS/ENS/U. Paris 3), Paris, juin.

2016  : « Le spectre du radical », conseil départemental de la Haute Marne, Chaumont, février.

2015  : « Le spectre du radical. Jeunesses dangereuses- jeunesses en voie de radicalisation », journée radicalisation, École Nationale d’Administration Pénitentiaire (ENAP), juin.

2015  : « La démesure comme force de production d’un ‘‘imaginaire social’’ », 2e congrès de l’Association française d’ethnologie et d’anthropologie (AFEA), Université Toulouse-Jean-Jaurès, Campus du Mirail, Toulouse, juin-juillet.

2015 : « Le ‘‘décentrement’’ du travail social » colloque, « Les nouveaux défis de la question sociale », ACOFIS, Rouen, février.

2014 : « Les représentations institutionnelles à l’épreuve du terrain », colloque « Jeunesse de rue. Pratiques, représentations et réactions sociales », ACOFIS-Association française de Sociologie, Poitiers, février.

2012  : « L’empathie méthodologique en travail social », colloque « Normes, déviances et réactions sociales : méthodes d’enquête et expériences de recherche », ACOFIS-Association française de Sociologie, Bordeaux, novembre.

2011 : « Puissance du dehors et travail relationnel », colloque Département de Science politique Faculté de Droit, de Science politique, « La puissance : débat autour des jeux et enjeux du pouvoir ». Université de Liège (Belgique), avril, avec actes.

2011 : « Des frontières internes entre discours et pratiques ». Colloque étudiant en histoire, « D’une frontière à l’autre. Penser, définir et représenter la notion de frontière », Université de Sherbrooke (Canada), février, avec actes.

2011, « La gestion en prévention spécialisée », Colloque « L’État social dans tous ces états » organisé par l’Association des Chercheurs des Organismes de la Formation et de l’Intervention sociales en partenariat avec le réseau thématique "normes, déviances et réactions sociales" de l’Association française de Sociologie, Marseille, décembre.

2011, « Une ethnographie des technologies de bio-informatiques en travail social », colloque co- organisé par l’Association française des Anthropologues (AFA-CREA), L’anthropologie au temps du numérique. Objets, pratiques et éthique, université de Lyon. Novembre.

2011, « Les usages de la connaissance anthropologique en travail social », congrès de l’Association Française d’Ethnologie et d’Anthropologie (AFEA), N(o) Limit(es), École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris, septembre.

2011, « Puissance du dehors et travail relationnel ». Colloque Département de Science politique Faculté de Droit, de Science politique, « La puissance : débat autour des jeux et enjeux du pouvoir ». Université de Liège (Belgique). Avril.

2011, « Des frontières internes entre discours et pratiques ». Colloque étudiant en histoire, « D’une frontière à l’autre. Penser, définir et représenter la notion de frontière », Université de Sherbrooke (Canada), février.

Recensions d’ouvrages

2014 : Frédéric Chauvaud, Pierre Prétou (dir.), Clameur publique et émotions judiciaires. De l’Antiquité à nos jours  », Lectures [en ligne], les comptes rendus, avril.

2013  : Françoise Tschopp, Joëlle Libois, Claudio Botzman (dir.), Le travail social à la recherche de nouveaux paradigmes. Inégalités sociales et environnementales », Lectures [en ligne], les comptes rendus, septembre.

2013  : « Élisa Chelle, Gouverner les pauvres. Politiques sociales et administration du mérite », Lectures [en ligne], les comptes rendus, février.

2013 : « Didier Fassin, Samuel Lézé, La question morale. Une anthologie critique, Lectures [en ligne], Les comptes rendus, juin.