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Chevalier, Sophie

publié le

 

Professeur d’anthropologie (section 20 du CNU) à l’Université de Picardie Jules Verne,

Directrice de l’unité de recherche Habiter le Monde, EA 4287{{}}

Département de sociologie, d’ethnologie et de démographie

Faculté de Philosophie et de Sciences humaines et sociales

Université de Picardie Jules Verne

Chemin du Thil

80025 Amiens

tél : 06 79 81 07 59

sophie.chevalier7@wanadoo.fr

Domaines de recherche :

- Anthropologie des pratiques économiques : consommation et échange ; jeux et paris ; relations entre sphère privée et publique
- Patrimonialisation de la ville
- Ville et globalisation
- Histoire de l’anthropologie

Terrains de recherche :

- Actuellement : France ; Afrique du Sud
- Grande-Bretagne(début 1990) ; Bulgarie (mi-et fin 1990)

Diplômes :

2014 : Habilitation à diriger des recherches, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris, sous le parrainage de Jean-François Gossiaux (dir. d’études). Titre du document de synthèse : « Pour une anthropologie politique des pratiques économiques »

1992 : Doctorat en Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Paris X-Nanterre, spécialité ethnologie, sous la direction de Martine Segalen.

Parcours professionnel :

1er septembre 2015 : Professeur à l’Université de Picardie Jules Verne, département de sociologie, d’ethnologie et de démographie

2014 : Délégation CNRS- Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain (IIAC), Equipe du laboratoire d’anthropologie urbaine (CNRS/EHESS)

1996-2015 : Maître de conférences, Université de Franche-Comté, Besançon, département de sociologie

2000 (1er semestre) : Professeur invitée au Département d’anthropologie de l’Université Fédérale de Rio Grande do Sul (Porto Alegre/Brésil). {{}}

1993-1996 : Post-doctorat, Department of Anthropology, University of Cambridge

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Responsabilités scientifiques :

- Co-éditrice (et fondatrice) de la revue en ligne www.ethnographiques.org (classée par l’HCERES).
- Membre du comité de rédaction de la revue Ethnologie Française (classée par l’HCERES)
- Membre du comité de rédaction de la revue Espaces et Sociétés (classée par l’HCERES)
- Membre du comité éditorial des collections Ethnologie de la France et Cahiers d’Ethnologie de la France.
- Présidente de la section d’anthropologie sociale et d’ethnologie du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS).
- Membre de l’EASA (Association Européenne d’Anthropologie Sociale) ; membre-fondatrice de l’AFEA (Association Française d’Ethnologie et d’Anthropologie), et membre de la SEF (Société d’Ethnologie Française).

Projet de recherche en cours :

- Courses animales, paris et jeux d’argent : Je m’intéresse aux courses animales et aux paris y afférant depuis 2014.

Depuis cette année, je mène une recherche en collaboration avec Thierry Wendling sur les courses de lévriers en France pour la réalisation d’une fiche d’inventaire (Direction des patrimoines, Ministère de la Culture et de la Communication).

Sur mon terrain d’enquête en Afrique du Sud, je m’intéresse au monde des courses de chevaux et des paris à Durban et dans sa région, le KwaZulu-Natal. Cet intérêt s’inscrit dans la continuité des travaux commencés dès 2008, sur l’émergence d’une classe moyenne multiraciale, observée à travers les pratiques des espaces et de consommation – en particulier alimentaires.

Ce monde social des courses est en fait double : l’un est urbain, avec des pur-sang, ses participants sont surtout issus de la communauté blanche et indienneet il s’inscrit dans une configuration globale, hors de l’Afrique. L’autre est rural, les chevaux ne sont pas des pur-sang, ses participants sont zoulous, et leurs réseaux sont régionaux et africains. Je me penche aujourd’hui sur les configurations dans lesquels cette dualité s’inscrit et à une possible articulation entre ces mondes parallèles. Mes enquêtes me conduisent à la fois sur les hippodromes et mais aussi dans les betting shops comme lieux de sociabilités spécifiques, qui possèdent leur propre hiérarchie sociale et raciale.

Dès le départ, j’ai inclus dans mon approche la dimension très « locale » des courses et des paris, mais aussi complètement « globale » avec la circulation de l’argent, des chevaux et des jockeys. Dans cette perspective, j’ai conduit une enquête exploratoire au sein du Jockey Club de Hong Kong, en « suivant » certains de mes informateurs sud-africains. Je souhaiterais continuer ce travail en France également, et j’ai déposé un projet auprès de l’IFCE.

Mes analyses des courses hippiques seront publiées un numéro de la revue Ethnographiques.org intitulé « Jouer avec les animaux » (2018) que je codirige avec Thierry Wendling, et dans un ouvrage qui est en cours d’écriture.

- Ville, processus de patrimonialisation et globalisation : En 2013, j’ai terminé par un ouvrage une recherche de trois ans – financée par la Ville de Paris, sur les étrangers qui possèdent ou louent des résidences secondaires dans la capitale. J’ai y développé une réflexion sur les processus de patrimonialisation urbaine que j’aimerais étendre aujourd’hui au monde des courses animales. Dans la continuation de mon intérêt pour une ethnologie de Paris, je co-dirige avec Emmanuelle Lallement et Anne Monjaret, un séminaire à l’EHESS intitulé Anthropologie de Paris que nous reconduisons pour la seconde année.

En ce qui concerne Durban, j’ai présenté une petite étude sur la définition même de ce qui fait patrimoine, tant matériel qu’immatériel, Quels patrimoines, pour quels publics ? lors des 3ème Entretiens du Patrimoine de l’Océan Indien en septembre 2017. En effet, la notion de « patrimoine », les processus de patrimonialisation, ne va pas de soiet ne fait pas nécessairement l’unanimitéparmi les habitants et les acteurs du tourisme : l’histoire du pays, en particulier de la ségrégation raciale, a conduit à une perception « fragmentée » de celui-ci.

· Histoire de l’anthropologie :

A travers la coordination de numéros sur les ethnologies nationales de la revue Ethnologie Française (Grande-Bretagne en 2007 ; Norvège en 2009), j’ai commencé à m’intéresser à l’histoire de la discipline, en particulier à « l’ethnologie chez soi », sur laquelle je me suis questionnée dans quelques publications. J’ai aussi comparé, dans plusieurs articles différentes traditions nationales, surtout la britannique et la française, deux écoles que je connais bien. Dans un ouvrage collectif que j’ai édité, paru en 2015, Anthropology at the Crossroads : The View from France, je m’interroge sur ce qu’il reste de la tradition française, s’il est encore pertinent de parler de « tradition nationale », et aussi de la place des écoles d’anthropologie européennes dans une anthropologie « globale ». Je souhaite maintenant étendre ma réflexion aux figures de l’anthropologie sud-africaine.

Choix de quelques publicationsrécentes :

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Livres :

2015 : Anthropology at the Crossroads : the View from France, (ed.), London, Sean Kingston Publishing, avec le soutien du Royal Anthropological Institute. 151 pages.

2013 : Paris résidence secondaire. Enquête chez ces habitants d’un nouveau genre, avec Emmanuelle Lallement, Sophie Corbillé, Paris, Belin. 159 pages.

2004 : Norbert Elias et l’anthropologie. “Nous sommes tous si étranges..., avec Jean-Marie Privat (eds.) Paris, Editions du CNRS. 258 pages. Nouvelle édition dans collection de poche « Biblis », 2013.

Articles et chapitresd’ouvrages :

2018 : (sous presse), The Politics And Moral Economy Of Middle Class Consumption In South Africa, in Deborah Posel and Ilana Van Wilk (eds), Thinking with Veblen : Case Studies from Africa’s past and present, Johannesburg, Wits University Press.

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2017, Participer à la Nouvelle Afrique du Sud ? La dimension politique des shopping malls, Ateliers d’anthropologie, [En ligne], 44.

2015 : « Food, malls and the politics of consumption : South Africa’s new middle class », Development Southern Africa, Special issue on South Africa’s Emergent Middle Class, vol. 32, n°1 : 118-129.

2015, Anthropology at home, International Encyclopedia of the Social and Behavioral Sciences, edited by James D. Wright, vol. 1, Oxford, Elsevier. 751-757.

2014 : « La ‘parisianité’ comme patrimoine partagé. La ville, ses résidents secondaires et son mythe », avec E. Lallement, sous la direction de Caroline de Saint-Pierre, La mise en jeu du patrimoine dans la configuration de la ville d’aujourd’hui, Rennes, Presses Universitaire de Rennes : 73-87.

2012 : « Le Paris des pied-à-terre. Ethnologie des résidents secondaires » avec S. Corbillé et E. Lallement, Ethnologie Française, Le Paris des ethnologues, XLII, n°1 : 441-449.

Toutes mes publications :

http://www.ethnographiques.org/Chevalier_Sophie{{}}