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Franck Beuvier - Les maîtres du stade : ce que danser aux funérailles veut dire : les cadets, les défunts et l’institution de la chefferie

par Chrystèle Guilloteau - publié le

Résumé

Créées dans les années 1960, les "associations culturelles de danse traditionnelle" sont devenues, aux côtés des confréries des notables, les représentatnts légitimes des chefferies bamiléké, vitrines de leur grandeur et de leur rayonnement. Ces associations, ou "groupe de danse", sont animées par des "jeunes", par des cadets sociaux, dont l’anthropologie a longtemps considéré qu’ils représentaient une population asservie, contribuant à la reproduction de la hiérarchie palatine et à l’institution de la chefferie. Cette thèse propose une relecture de leurs parcours au XXème siècle, à partir d’une ethnologie du tissu associatif qui structure de longue date la chefferie bamiléké. Un trait dominant, sous l’angle duquel nous analysons rétrospectivement le statut alloué aux cadets aux différentes périodes et les lieux de production de valeurs qu’ils ont initiés. Deux hypothèses principales encadrent cette recherche : d’une part, que l’évaluation de la position relative des notables par rapport aux cadets dans l’histoire des chefferies Grassfields implique d’examiner la place et le crédit accordés successivement à leurs cercles d’appartenance respectifs ; d’autre part, que, en raison de la référence première aus défunts, au nom desquels se justifie l’ordre coutumier au fondement de l’institution de la cheeferie, la trajectoire des cadets bamiléké ne peut être envisagée sans considérer la nature de leur engagement dans l’univers de la coutume et de ses savoirs, et leurs prérogatives au sein des espaces plébiscités par les défunts, révélées au travers des formes de commémoration mis en oeuvre par les associations qu’ils animent.

Sous la direction de Daniel Fabre.

Soutenue en 2013

à Paris, EHESS