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Marie-Eve Humery - L’ écriture du pulaar (peul) dans la vallée du fleuve Sénégal

par Chrystèle Guilloteau - publié le

Résumé

Les années 1980-90 ont été celles d’un âge d’or, celui du « mouvement pulaar » où la langue peule (pulaar ou fulfulde), quatrième langue africaine la plus parlée, a fait l’objet d’une vaste mobilisation en faveur de son écriture en graphie latine adaptée. Ce mouvement culturel et social surprend à deux titres : d’une part, sa relative ampleur, sa durée et son ancrage populaire, d’autre part, le choix de l’écriture latine alors que le peul s’écrit en caractères arabes depuis au moins le XVIIIè siècle. La question centrale retenue pour étudier ce nationalisme culturel réinvesti par le développement a été de comprendre ce que ce mouvement pulaar peut révéler de la société haalpulaar (ou « toucouleur ») et vice versa. Pouvoir lire et écrire dans sa langue maternelle change-t-il quelque chose ? Comment les compétences et pratiques scripturales sont-elles socialement construites ? Comment participent-elles à la construction individuelle et collective ? En quoi jouent-elles sur les rapports sociaux ? Pour y répondre, la littératie pulaar devait être appréhendée dans son contexte pluriscriptural et plurigraphique. Les deux autres langues écrites les plus répandues au Fuuta ont donc été considérées : le français, langue officielle et de l’éducation nationale, de la mobilité sociale et d’une migration internationale toujours prisée mais aux destinations de moins en moins francophones, et l’arabe, langue religieuse d’un savoir-pouvoir perpétuant l’establishment social et politique mais aussi langue de certains réseaux commerciaux et migratoires. Centrée sur une socio-anthropologie de l’écriture parente des New Literacy Studies, l’approche retenue a été global et pluridisciplinaire

Sous la direction de Béatrice Fraenkel et de Jean Schmitz.

Soutenue en 2013

à Paris, EHESS