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Art, politique, anthropologie. III

par Chrystèle Guilloteau - publié le

PROGRAMME COMPLET

Art, politique, anthropologie. III

Véronique Benei, directrice de recherche au CNRS (TH) ( IIAC-LAIOS )

2e mercredi du mois de 14 h à 18 h (salle 587, bât. Le France, 190-198 av de France 75013 Paris), du 9 novembre 2016 au 14 juin 2017. La séance du 9 novembre se déroulera en salle 11 (105 bd Raspail 75006 Paris). La séance du 14 décembre se déroulera de 13 h à 17 h, salle du conseil B, bât. Le France. La séance du 11 janvier se déroulera en salle du conseil B. La séance du 8 février est reportée au 15 février (salle du conseil B, bât. Le France). Séance supplémentaire le 19 avril (salle du conseil A, bât. Le France)

Pour la troisième année consécutive, ce séminaire poursuit son travail d’exploration, éclairage et analyse sur les relations entre modalités artistiques, processus et engagements politiques, et pratiques anthropologiques.

Au cours de la première année, nous avions travaillé selon deux chantiers. Le premier, textuel, avait notamment exploré le dit « fait colonial » et ses implications dans la pratique d’une anthropologie du contemporain. Il avait aussi soulevé la question de la forme des méthodologies adoptées et de leurs spécificités pour rendre compte d’une « réalité » perçue, reconstruite et finalement proposée par le chercheur et/ou l’écrivain. Un second chantier portant sur la médiation (audio-)visuelle et les arts plastiques avait fouillé les modalités heuristiques, descriptives et, parfois dé-stabilisantes de productions qui engagent le regard et modifient la perspective, de même que leur rôle (re-)producteur de lien social et leur capacité à restituer les silences et non-dits de l’histoire.

L’exploration du rapport entre sciences sociales et médiations artistiques visant à dire le politique s’est poursuivie durant la deuxième année, en posant notamment la question de savoir comment les premières se saisissent de cette relation entre art et politique et ce qu’elles en « font ». Une attention particulière a porté sur la démarche et la production filmée, dans ses expérimentations narratives comme techniques, notamment au cours d’une journée d’études qui lui était intégralement dévolue. Ce faisant, il s’agissait aussi de réfléchir ensemble sur la pratique du « terrain » si chère à la méthode ethnographique et d’expliciter les formes de co-création qu’elle sous-tend ainsi que les degrés d’« engagement citoyen » qu’elle implique.

Dans cette continuité, le séminaire de cette année est le lieu d’une exploration confluente entre formes ethnographiques du politique et modalités artistiques, y compris dans leurs variantes « d’art-thérapie ». En intégrant le corps et les émotions à nos pratiques mêmes, il s’agit d’ouvrir le champ de la réflexion anthropologique non plus seulement à une démarche intellectuelle mais aussi aux apports d’une application incarnée, incorporée, sensorielle, sensible de nos méthodologies et des savoirs ainsi constitués. En d’autres termes, l’on veut d’une part, repérer, identifier et mettre en lumière les processus par lesquels se construisent, tout au long d’une recherche, les instruments premiers, les « boussoles internes » de nos êtres de chercheur-e-s. D’autre part et conjointement, il s’agit d’éclairer et interroger les effets pragmatiques, thérapeutiques, sociaux, politiques de ces modalités dans les contextes politiques de nos recherches, en particulier s’agissant de processus liés à la production et/ou la reconstruction de liens sociaux, culturels, politiques et économiques. À ce titre, une expérimentation in situ d’une modalité alternative, dite movement medicine sera intégrée à chaque séance de séminaire.

Le format choisi pour mener à bien ce programme est celui de six séances de 4 heures chacune, avec deux intervenants à chaque fois.

9 novembre : Ana Maria Guerrero (EHESS, IIAC-LAIOS) : « La construction de l’expérience de la violence dans la culture visuelle colombienne » et Guillermo Vargas (EHESS/LAS) : « L’image guidant l’Anthropologie au-delà des identités ».